Décret n° 2008-463 du 15 mai 2008-05-20
Par son courrier du 19/05/2008 l’IA nous demande de donner notre avis, dans le cadre d’un conseil des maîtres exceptionnel, sur l’utilisation des heures dégagées par l’abandon du samedi
matin.
Compte tenu des charges sans cesse croissantes pesant sur les directeurs d’école impliquant un nombre d’heures de présence gratuites de plus en plus importantes à consacrer à toutes les tâches à accomplir au quotidien, nous demandons à ce que ces heures libérés soient affectées à autant de temps de décharge pour assumer entre autre l’organisation du soutien scolaire qu’il faudra en plus mettre en place et dont nous auront également à assurer le suivi.
Le GDID demande à ce que ce volant d’heures soit utilisé par les directrices et directeurs afin de gérer au mieux leur fonction et que soient enfin reconnues et comptabilisées toutes les heures accumulées dans le cadre de leur travail.
En ce qui concerne l’organisation de l’aide aux élèves en difficultés, il semble difficile de les regrouper le mercredi car de nombreux enfants ont, ce jour là, des activités sportives ou culturelles dont on ne peut les détourner.
L’adjonction d’un temps de travail après 16h30 pourrait être plus efficace. Il faudra alors s’appliquer à en définir les modalités.
• Temps de repos
• durée du soutien
• informations aux familles
• remplacement en cas d’absence d’un enseignant, des élèves
mais aussi
• cohabitation avec des services municipaux :
- ménage
- garderie
Une remarque importante dans le libellé du courrier que l’IA a adressé aux IEN.
On peut lire :
- 60 heures pour l’aide aux élèves en difficulté ET au renforcement du temps de formation hors présence des élèves.
Ce « ET » nous semble abusif et révélateur. En effet sur le relevé de conclusions commun MEN / SE-UNSA & SGEN-CFDT il est noté :
60 heures consacrées à des actions directes auprès des élèves concernés et au temps d'organisation correspondant, ou à des interventions en petits groupes, par exemple en maternelle.
Dans le cas où ces actions ne mobiliseraient pas tout ce temps pour un enseignant ou tous les maîtres de l’école, les heures disponibles seront consacrées à renforcer le temps de formation hors de la présence des élèves.
... Ce n’est donc pas « ET » mais « OU » qu’il fallait employer...
Janvier 2008
Pour le ministère, au niveau des enseignants, les trois heures dégagées par la suppression du samedi matin seront affectées à "l'aide aux élèves rencontrant des difficultés d'apprentissage, à la concertation, aux relations avec les partenaires de l'école, ainsi qu'à des actions de formation". Dès le 2 Novembre, le GDID, dans un courrier à Mr Darcos espérait que "... ces 2 heures formaliseront le début de reconnaissance qu'attendent les directrices et directeurs d'école...." Il y a en effet possibilité immédiate d'affecter ces heures libérées aux directeurs d'école pour leur seul travail de direction. Devant l'accroissement constant de nos tâches et nos responsabilités, une telle mesure constituerait tout à la fois une décision de bon sens et l'amorce d'une reconnaissance de notre métier. Devant la crise de désaffection sans précédent que traverse la direction d'école, il nous paraîtrait aberrant que notre ministère ne s'engage pas dans une telle démarche, d'autant que celle-ci s'effectuerait sans la moindre dépense supplémentaire. Le GDID rappelle que des dizaines de milliers de directrices et directeurs d'école effectuent leur travail de direction sans la moindre décharge, accomplissant ainsi des heures supplémentaires non payées. Donner du temps pour la direction d'école n'est pas seulement une nécessité, mais est devenu une urgence. Nous appelons donc l'ensemble des organisations syndicales à s'adresser dans les plus brefs délais au ministère pour demander avec nous que les deux heures libérées du samedi soient octroyées en autant de temps de décharge pour les directeurs d'école. Dans cette année 2008 où se tiendront les élections professionnelles, en tant que directrices et directeurs d'école, nous serons particulièrement attentifs, au-delà des convergences ou divergences sur le devenir de notre métier, à la réalité des actes et des engagements de chacun...
link
Et les réponses :
Scenrac-cftc
Sne
SNUDI-FO
@venir école
Sgen-CFDT
SE-UNSA
Compte tenu des charges sans cesse croissantes pesant sur les directeurs d’école impliquant un nombre d’heures de présence gratuites de plus en plus importantes à consacrer à toutes les tâches à accomplir au quotidien, nous demandons à ce que ces heures libérés soient affectées à autant de temps de décharge pour assumer entre autre l’organisation du soutien scolaire qu’il faudra en plus mettre en place et dont nous auront également à assurer le suivi.
Le GDID demande à ce que ce volant d’heures soit utilisé par les directrices et directeurs afin de gérer au mieux leur fonction et que soient enfin reconnues et comptabilisées toutes les heures accumulées dans le cadre de leur travail.
En ce qui concerne l’organisation de l’aide aux élèves en difficultés, il semble difficile de les regrouper le mercredi car de nombreux enfants ont, ce jour là, des activités sportives ou culturelles dont on ne peut les détourner.
L’adjonction d’un temps de travail après 16h30 pourrait être plus efficace. Il faudra alors s’appliquer à en définir les modalités.
• Temps de repos
• durée du soutien
• informations aux familles
• remplacement en cas d’absence d’un enseignant, des élèves
mais aussi
• cohabitation avec des services municipaux :
- ménage
- garderie
Une remarque importante dans le libellé du courrier que l’IA a adressé aux IEN.
On peut lire :
- 60 heures pour l’aide aux élèves en difficulté ET au renforcement du temps de formation hors présence des élèves.
Ce « ET » nous semble abusif et révélateur. En effet sur le relevé de conclusions commun MEN / SE-UNSA & SGEN-CFDT il est noté :
60 heures consacrées à des actions directes auprès des élèves concernés et au temps d'organisation correspondant, ou à des interventions en petits groupes, par exemple en maternelle.
Dans le cas où ces actions ne mobiliseraient pas tout ce temps pour un enseignant ou tous les maîtres de l’école, les heures disponibles seront consacrées à renforcer le temps de formation hors de la présence des élèves.
... Ce n’est donc pas « ET » mais « OU » qu’il fallait employer...
Position du GDiD :
Courrier aux syndicats :Janvier 2008
Pour le ministère, au niveau des enseignants, les trois heures dégagées par la suppression du samedi matin seront affectées à "l'aide aux élèves rencontrant des difficultés d'apprentissage, à la concertation, aux relations avec les partenaires de l'école, ainsi qu'à des actions de formation". Dès le 2 Novembre, le GDID, dans un courrier à Mr Darcos espérait que "... ces 2 heures formaliseront le début de reconnaissance qu'attendent les directrices et directeurs d'école...." Il y a en effet possibilité immédiate d'affecter ces heures libérées aux directeurs d'école pour leur seul travail de direction. Devant l'accroissement constant de nos tâches et nos responsabilités, une telle mesure constituerait tout à la fois une décision de bon sens et l'amorce d'une reconnaissance de notre métier. Devant la crise de désaffection sans précédent que traverse la direction d'école, il nous paraîtrait aberrant que notre ministère ne s'engage pas dans une telle démarche, d'autant que celle-ci s'effectuerait sans la moindre dépense supplémentaire. Le GDID rappelle que des dizaines de milliers de directrices et directeurs d'école effectuent leur travail de direction sans la moindre décharge, accomplissant ainsi des heures supplémentaires non payées. Donner du temps pour la direction d'école n'est pas seulement une nécessité, mais est devenu une urgence. Nous appelons donc l'ensemble des organisations syndicales à s'adresser dans les plus brefs délais au ministère pour demander avec nous que les deux heures libérées du samedi soient octroyées en autant de temps de décharge pour les directeurs d'école. Dans cette année 2008 où se tiendront les élections professionnelles, en tant que directrices et directeurs d'école, nous serons particulièrement attentifs, au-delà des convergences ou divergences sur le devenir de notre métier, à la réalité des actes et des engagements de chacun...
link
Et les réponses :
Scenrac-cftc
Sne
SNUDI-FO
@venir école
Sgen-CFDT
SE-UNSA
