Mardi 17 juin 2008

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Nous avons lu avec intérêt les comptes rendus  de la dernière CAPD proposés par le SDEN CGT et le SNUipp06.
En ce qui concerne l’utilisation des 60 heures dans la nouvelle organisation de la semaine, plusieurs éléments rapportés nous interpellent.
 
•>  d’abord dans le rappel des revendications pour l’école, un petit oubli :
Du temps pour toutes les directrices et tous les directeurs.
Or, ici, dans le cadre du soutien, c’est assez facile, sinon d’obtenir, au moins de réclamer, puisque cela ne  « coûte » rien… à part montrer un peu de reconnaissance pour notre « fonction ».
 
•> ensuite dans l’organisation proposée, l’IA préfère l’utilisation du temps médian.
Certes, chaque solution apportera surtout son lot d’inconvénients… et l’interclasse n’est pas en reste:
• c’est le moment périscolaire où il y a le plus d’enfants, ce qui impliquerait une organisation plus importante.

• ce n’est pas un moment « propice » aux apprentissages, si on veut bien écouter les chronobiologistes.

• des enseignants poursuivent leurs actions éducatives en encadrant les enfants pendant ce temps, en étant rémunéré  par les municipalités.
> Ils travailleraient alors plus pour gagner moins…
Dans le cas particulier de Nice cette économie possible par la Ville a déjà été évoquée avec gourmandise…

Une évidence, il n’y aura pas de solution miracle. C’est pour cela qu’il faut absolument laisser le choix aux équipes locales les mieux placées pour proposer une organisation appropriée aux réalités de leur école.

L’école doit rester l’entité de référence, le Conseil des Maîtres doit pouvoir choisir son projet, le rôle des IEN se bornant à vérifier sa légalité celui de l’IA à y mettre les moyens (concertations, remplacements, formation…).
Il n’est pas question que le CM, voit, une fois de plus, son autonomie sévèrement encadrée par des décisions Académiques.
 
•> enfin, le dirlo, à la fois président du CM et représentant de l’Institution scolaire auprès des communes, est l’interlocuteur des autorités locales.

Pourquoi vouloir déléguer cette responsabilité aux IEN, qui se déchargeront, assez vite, sur les CP, alors que c’est l’une de nos missions essentielles et qu’il est facile (cohérent) de nous donner le temps nécessaire pour l’assumer ?
Qui sera mieux placé que le dirlo pour négocier avec la  Mairie et les familles?

La mise en œuvre de cette nouvelle organisation, si elle doit se mettre en place, nécessitera un pilotage sur place, au plus près des besoins, dans l’école.
C’est pourquoi le GDiD réclame pour tous les dirlos que les 60hs soient à priori entièrement consacrées à l’administration du soutien.

Le GDiD s’est donné comme but la reconnaissance du directeur d’école en tant que tel.  Nous avons donc vocation à  écouter, proposer et convaincre.

Dans cette perspective nous enverrons, dans la semaine, un courrier aux syndicats représentés en CAPD afin d’envisager de rapprocher nos  points de vue, trouver des synergies départementales et voir comment nos demandes peuvent être prises en compte.

Cette volonté d’ouverture montre que nous ne nous situons pas dans le domaine des « donneurs de leçons » mais bien dans celui de l’action afin que chaque directeur puisse assumer le plus sereinement possible ses responsabilités et ses missions.
 
Par Deleuze Pierre - Publié dans : Mailings envoyés aux écoles
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