Le projet de la circulaire relative aux 60h consacrées à de l'aide personnalisée, affiche clairement le mépris du MEN à l'égard de notre fonction.
Alors que l'accroissement significatif de nos tâches a été acté dans le dernier rapport de la DESCO (approuvé par les syndicats).
Alors que notre responsabilité est de plus en plus sollicitée par les nouvelles mesures mises en œuvre dans la précipitation (SMA, Stages RAN...)
Alors que les décharges des directeurs d'écoles ont été les seules épargnées dans le rapport de la Cour des comptes sur les enseignants sans élève, les trouvant même utiles et plutôt
insuffisantes...
Alors que le MEN, tenait là , avec ce volant d'heures, l'occasion de montrer, à peu de frais, tout l'intérêt qu'il devrait porter à une fonction très fragilisée.
Seuls les directrices et directeurs d'écoles voient leur temps de travail hebdomadaire se compliquer et s'allonger.
Se compliquer, car l'organisation de ce soutien n'est pas évidente (relations avec les parents, la municipalité, gestion des services, remplacements...)
S'allonger, car notre boulot de dirlo s'accomplit essentiellement hors présence des élèves.
Nous avions déjà du mal à faire classe et à assumer nos missions ? Qu'à cela ne tienne, voilà encore quelques difficultés supplémentaires :
Entre 30 et 60 heures à caser dans un emploi du temps surchargé !
Consternant !
> Le
SE se félicite du traitement spécial que le MEN a réservé aux dirlos. Pourtant en gardant une proportionnalité dans l'octroi de ces décharges on signifie clairement que les décharges
actuelles sont suffisantes, ou alors, et on aurait pu y lire une certaine logique, il fallait qu 'elles soient inversement proportionnelles : donner plus d'heures à ceux qui en ont le moins.
Vu la rigueur du suivi du protocole on peut s'inquiéter de l'attitude du SE.
> Le
SNUipp réunit dans l'urgence les CP et les IMF, qui ne s'en sortent déjà pas si mal que ça : du temps de synthèse et de réflexion personnelle, alors que nous ne cherchons qu'à faire
notre boulot...
Belles façons de prendre en compte le besoin de reconnaissance des directrices et directeurs.
Reconnaissance pourtant plébiscitée dans les enquêtes que le SNUipp et le SE ont réalisé auprès de la profession entière.
> Un espoir quand même, du côté du
sden-cgt 06:
6. QUI EST RESPONSABLE EN CAS DE PEPIN ?
Rien ?
En tout cas rien de plus. S'agissant de temps scolaire, les responsabilités de chacun sont les mêmes que le reste du temps. Ce qui pose la question de la présence des directeur-trice-s pendant ces
deux heures(?!).
...
Une chose est certaine, ce dispositif 2HS causera une surcharge de travail pour les collègues directeurs-trices Et on peut tout a fait considérer légitime qu'un-e directeur-trice consacre ces
deux heures à l'organisation du dispositif
C'est ce que le GDiD réclame !
Pour
TOUS les dirlottes et dirlos, en s'appuyant sur le fait qu'une telle décision n'a pas de coût à part celui de l'estime que l'on peut nous porter.
Le
GDiD 06 réunit tous les dirlos qui le souhaitent en assemblée générale sur la destination de ces 60h
mercredi 4 juin 2008 Ã 9 heures
à l'école de la Pinède à Cagnes sur Mer
Plus de doute, si on veut se faire entendre il faut crier plus fort !
Déjà 65 dirlottes et dirlos ont adhéré au GDiD cette année (24 l'année dernière...), et les sympathisants sont très nombreux à en juger par les retours de mail.
Pourquoi pas vous !
Venez mercredi, vous verrez comment la parole de chacun et considérée afin de construire un rapport de force basé uniquement sur nos préoccupations.