Vendredi 2 mai 2008

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“j’adore quand un plan se déroule sans accros”



Stages RAN:

Dans le dernier mail syndical reçu  sous le titre:
Quelle est la responsabilité des maires dans le cadre des stages de rattrapage pour le primaire?
On y apprend que les services juridique du MEN se sont penchés sur la question de la responsabilité du Maire et ont conclu :
dans la mesure où ce service est mis en place par les services de l'Éducation nationale, il doit être considéré comme partie intégrante du service public de l'enseignement, même s'il est organisé pendant la période des vacances scolaires".
"En conséquence, les régimes de responsabilité applicables en cas d'accident sont les mêmes que ceux qui couvrent les autres activités scolaires. Ainsi, en cas d'accident, la responsabilité de l'État pourra être engagée (...) dans l'hypothèse où une faute d'un membre de l'enseignement est à l'origine du dommage ou sur le fondement d'une faute dans l'organisation du service. Le maire n'encourt donc pas d'autres responsabilités que celles liées à sa qualité de représentant de la commune propriétaire des locaux (...) comme c'est le cas pour les autres activités scolaires."
...
Et de la responsabilité du dirlo, qui s’en soucie?
Car toujours pas de réponse précise ni de notre hiérarchie, ni des services juridiques syndicaux.
Pourtant, à la lecture de cette réponse ministérielle on déduit logiquement que le directeur d’école  n'encourt, pas d'autres responsabilités que celles liées à sa fonction comme c'est le cas pour les autres activités scolaires... Puisque ces stages sont considérés comme du temps consacré à la formation initiale et continue (la notion de temps scolaire n’existe pas.).
Sauf que pendant les vacances soit l’école était vide, ce qui diminue considérablement les risques d’accident, soit occupée par le CLSH, sous la responsabilité du Maire...
Les stages RAN présentent une charge supplémentaire pour les dirlos complètement passée sous silence, comme si l’on voulait taire l’étendue de nos responsabilités et devoir les reconnaître...

Silence... Pas de tout le “Monde”.
Nous avons déjà publié l’enquête de la MGEN, l’article de l’Autonome et celui du Monde de l’Éducation du mois dernier.
Ce mois-ci, Le Monde de l’Éducation revient sur la problématique de notre situations.

Le monde de l'Éducation (mai 2008)
Tâches qui s’accumulent, faibles décharges… Les directeurs d’école voient leurs journées s’allonger, mais pas leur rémunération. Car contrairement aux principaux et aux proviseurs, ils n’ont ni statut ni prime de fonction.

Ça grogne chez les directeurs, ces enseignants qui bénéficient d’un petit dédommagement et d’une décharge (si leur école compte plus de quatre classes) pour assurer des missions de plus en plus lourdes. La position n’est pas facile et les postes peu prisés : 3500 d’entre eux sont aujourd’hui vacants, et un bon nombre ont été attribués d’office aux sortants d’IUFM, apportant une nouvelle preuve que les bagarres syndicales pour obtenir ces décharges (passées récemment de 6 à 4 classes) n’ont pas tout résolu.
Mais un malaise plus profond semble gangrener cette catégorie hétéroclite. Ce n’est pas nouveau mais le phénomène s’aggrave. Dans son étude sur le climat des écoles primaires, Georges Fotinos tirait déjà la sonnette d’alarme fin 2006 : sur 900 directeurs interrogés, 85 % se montraient pessimistes sur le système scolaire, soit 33 % de plus que dans le second degré. Aux yeux de cet inspecteur général, « les directeurs d’école souffrent de l’absence d’une identité professionnelle. On leur demande la quadrature du cercle, alors qu’ils n’ont ni budget, ni autorité, ni même de mission reconnue ».
 
Il est temps d’agir

« Identité professionnelle » : le terme masque le besoin d’un statut, inexistant puisque le directeur est un enseignant choisi parmi ses pairs, et de surcroît tabou depuis une vingtaine d’années. En 1986-1988, le ministre de l’éducation René Monory s’était attiré les foudres du corps enseignant en cherchant à mettre en place un statut de maître-directeur. Face à ce rejet, la formule fut enterrée, ses successeurs se gardant de rouvrir le dossier afin de ne pas fâcher les syndicats les plus représentatifs. Il est peut-être temps de reposer la question.
« Nos écoles primaires sont-elles en mesure d’être pilotées, alors que l’institution ne reconnaît aucun statut à ses directeurs et ne leur offre aucune formation longue dans ce domaine », se demande Laurence Bergugnat-Janot, maître de conférence à l’IUFM d’Aquitaine. Et elle n’est pas la seule. Une association de directeurs, le Groupement de défense des intérêts des directrices et directeurs (GDID), qui compte 1300 adhérents et enregistre chaque semaine plusieurs dizaines de nouveaux venus, relaye cette requête. « L’absence de statut génère un conflit identitaire qui empêche nos collègues de se penser comme chefs d’établissement », résume le président de l’association, Alain Rei, qui se définit moins comme « enseignant avec une fonction de directeur que [comme] directeur qui conserve une fonction d’enseignement ». Prudente, l’association précise que le statut qu’elle revendique ne doit pas inclure le volet hiérarchique. Directeur d’école oui, mais chef des professeurs d’école non ! Un refus que partagent les syndicats d’enseignants. Le Syndicat des enseignants UNSA accepte une discussion sur le statut des établissements, mais pas un corps de direction. Au SNUipp (FSU), Gilles Moindrot s’interroge autant sur ce qu’un statut des directeurs ou de l’établissement améliorerait dans le fonctionnement des écoles, que sur ce qu’il y a derrière le terme de « statut ». Fin de la discussion ?
Le débat ne peut que rebondir. Comme le rappelle Alain Rei, les directeurs agissent en chefs d’établissement lorsqu’ils signent une autorisation de sortie pour un collègue ou décident une évacuation d’élèves… Il est donc hypocrite de leur refuser la reconnaissance de cette fonction – et accessoirement le salaire – qui l’accompagne. L’association a testé cette idée auprès de 40 000 directeurs. Sur les 10 000 réponses dépouillées, il apparaît que 93 % d’entre eux souhaitent un statut, quelle que soit la taille de l’école qu’ils dirigent.
« Dans une telle enquête, on table en général sur 10 % de retours. Notre enquête réalisée à la demande du GDID a obtenu ce taux incroyable de retours ! » s’étonne encore Damien Philippot, le directeur d’études de l’IFOP. De là à conclure que ceux qui font tourner les écoles ont un réel besoin de se faire entendre, il n’y a qu’un pas. Que les directeurs franchissent dans cette même enquête, estimant, à hauteur de 53 %, n’être pas assez bien représentés par les syndicats.
Au-delà des grognes conjoncturelles – contrairement à leurs collègues du second degré, les directeurs d’école n’ont pas eu droit à une prime substantielle de fin d’année – cette question du statut fait apparaître un changement de fond. Une nouvelle culture serait-elle en train de naître dans un premier degré anarcho-syndicaliste ?
Qui sont donc ces nouveaux directeurs en quête d’une définition de leur métier ? La dernière promotion de chefs d’établissement du second degré compte 12 % de transfuges du premier degré. Les observateurs notent que, pour une nouvelle génération d’enseignants du premier degré, l’école est devenue un passage et non plus une carrière. « Ils passent ce concours [de professeur des écoles], projettent de rester cinq ou six ans et de passer ensuite d’autres concours en interne », assure un professeur d’IUFM. S’il existait une fonction de chef d’établissement du premier degré, peut-être n’iraient-ils pas vers le secondaire…
En 2000-2001, l’administration de Jack Lang avait pour projet de créer des regroupements d’écoles avec un « responsable de regroupement » à sa tête. A son tour, Gilles de Robien a proposé un texte. Xavier Darcos, lui, a voulu ouvrir une expérimentation, « mais personne ne s’est porté volontaire parce que c’était l’inspecteur d’académie qui devait désigner le chef d’établissement », regrette Alain Rei. Le dossier a été de nouveau remisé. Et ce alors que l’école à la française – sans statut ni directeur – fait toujours figure d’exception dans le concert international.

Maryline Baumard

Le GDiD est une association nationale qui  a pour but la reconnaissance du métier de directrice directeur d’école.
Le GDiD regroupe maintenant plus de 10% des dirlottes et dirlos du 06...
Pour nous rejoindre c’est facile, cliquez sur le lien ci dessous.
http://www.dirlo.info/aform.htm
Par Deleuze Pierre - Publié dans : Mailings envoyés aux écoles
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