Jeudi 24 avril 2008
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17:02
Hier, à l’IUFM, des dirlos de Nice (comme leurs collègues les mercredis précédents), étaient conviés à une réunion ayant pour thème le remplissage de BE.
BE est le nom codé d’un fichier informatique très compliqué et peu efficace dans la gestion courante de l’école (même s’il présente des avantages pour la gestion des Académies et la récolte
nationales des renseignements statistiques).
Donc, dans la salle dédiée aux ordinateurs, froide et pâles (toujours ces sacrées économies...), notre MAI (autre nom codé) nous remettait, sous pli cacheté et avec tous les mystères dus aux
secrets, les codes d’accès confidentiels...
Avant les travaux pratiques, on ose quelques interrogations :
-Sur le fond.
Est-ce le rôle d’une directrice, d’un directeur, que de faire de la saisie informatique, alors que nous sommes déjà très pris ?
-Sur la forme.
Est-ce raisonnable de nous précipiter alors que, non seulement nous sommes déjà très pris, mais la Mairie de Nice annonce la prochaine compatibilité entre MAELIS et BE.
Pour une fois, ne serait-il pas urgent d’attendre?
Et de nous expliquer que vue la complexité de la chose il fallait s’y mettre « fissa », que cela devait être « opérationnel » en septembre, que c’est la « mission » que nous assignait l’IA,
que ...
Déjà, petits, nous étions bons élèves, et puis le vocabulaire militaire, ça fait « spécialiste », ça impressionne...
Résignés, nous nous sommes tournés vers les écrans bleu-triste.
Avec nos seuls index, nous avons tapé les mots-sésames, ceux que l’on ne prononce pas, faits d’un mélange aléatoire de lettres majuscules, minuscules et de chiffres :
- BE, à nous deux !
...
STOP ! Nous avions raison (encore)
Reçu cet après-midi :
La mise en place de l'interface entre BE1D et MAELIS se fera courant mai, et au plus tard début juin.
Par conséquent, les directeurs des écoles de Nice ne doivent pas saisir les inscriptions, (c’est souligné dans le mail aux MAI, sans
doute pour les rassurer : ce n’est pas une farce)
Bien entendu, le propos n’est pas de stigmatiser les MAI.
Par contre, à force de créer des échelons intermédiaires, nous devenons inaudibles.
Le bon sens, la raison, la vérité du terrain, on ne l’écoute plus, on ne l’entend même plus.
Au lieu de tempérer, de circuler sur une double-voie, chaque échelon travaille dans le sens unique, celui de la descente.
Chacun vient charger un peu plus une mule, le dirlo, qui croule petit à petit sous le poids des ordres et contre ordres.
On peut fermer les yeux et espérer très fort :
« On n’est pas dans une série TV, ils vont s’en rendre compte... »
Où rejoindre, au GDiD, les dirlottes et les dirlos qui veulent se faire entendre.
En attendant tant mieux pour les dirlos de Nice qui n’ont pas commencé à renseigner BE.
Nos regrets à ceux qui l’ont fait...
Et bon courage aux « provinciaux », qui eux devront s’y coller!