Mardi 3 juin 2008 2 03 06 2008 13:53


6O heures chrono …

Nous saisissons bien l’importance de garder une série de revendications fortes et communes à l’ensemble des personnels enseignants afin  que l’école assume sa fonction essentielle de service public d’Éducation.            
Nous dénonçons, aussi, l’improvisation et la précipitation de ce dispositif qui masque (si peu) une opération uniquement comptable.
Et nous nous associons aux appels à l’unité tant qu’il est question de solidarité et de valeurs communes sans qu’il soit nécessaire de s’aligner derrière un seul drapeau.
Mais la nouvelle organisation de la semaine scolaire montre  combien l’exercice du métier d’enseignant s’est diversifié.
Que l’on soit Adjoint, BD, CP, CLADE, PSYSCO, MF, MAI, Dirlo… Nous sommes tous des enseignants, issus des mêmes centres de formation (IUFM, école normale pour les plus anciens), mais les difficultés que nous rencontrons  ne sont pas toutes de même nature… Loin de là.
Difficile, alors, de traiter tout le monde d’une façon globale, sans passer à côté de spécificités de plus en plus lourdes à supporter.
Celles des IMF/CP sont prises en compte par nos représentants du personnel. Tant mieux.
Le GDiD s’est donné comme but la reconnaissance des directrices et directeurs d’école en tant que tel. En cela nous assumons une part de corporatisme,( ni plus ni moins que celle qui consiste à reconnaître la nature et la charge de travail  des IMF ou des CP) mais surtout nous occupons un terrain délaissé.

> Que l’on soit opposé à un statut, OK.
> Que l’on pense que plus de moyens règlera le problème des dirlos, re OK.
Alors, pourquoi ne pas revendiquer ces 60 HS comme autant de décharges supplémentaires à TOUS les directeurs d’écoles ?
• Ce soutien concernera 15 à 20% des élèves. 50 000 dirlos en moins ne vont  pas gêner à l’efficacité du dispositif (si tant est que le but soit l’efficacité)
• Ces 60 H hors présence des élèves nous les faisons déjà. C’est bien dans le temps péri-scolaire que nous assurons la plupart de nos tâches.
• Tout le monde s’accorde à dire que nous n’avons pas assez de décharge (même la Cour des comptes !).
• Et… Il n’est pas question de statut.
Il y a là une occasion, SANS FRAIS, de mettre en accord paroles et actes.


     Tout le monde pourrait y trouver son compte… Ben, non !

Nous en discuterons demain
Mercredi 4 juin à 9 heures
Ecole la Pinède
19 rue Massenet à Cagnes-sur-Mer

une inquiétude:
Pour le moment la circulaire qui encadre les dispositions relatives au service des personnels enseignants du premier degré stipule :
II- L’organisation et la mise en place de l’aide personnalisée.
Le conseil des maîtres propose à l’inspecteur de l’Education nationale l’ensemble du dispositif d’aide personnalisée au sein de l’école, comprenant le repérage des difficultés des élèves, l’organisation hebdomadaire des aides personnalisées et les modalités d’évaluation de l’effet de ces aides en termes de progrès des élèves.
L’inspecteur de l’Education nationale arrête ce dispositif pour l’année scolaire. Ce dispositif est ensuite inscrit dans le projet d’école selon les procédures en vigueur.


Le CM propose et l’IEN arrête.
Il n’est pas question de « dispositif départemental » proposé par l’IA.
Pas question de nous laisser imposer, une organisation plus dictée par la gestion des moyens départementaux, que par le souci de coller à une réalité locale.
Nous avons déjà perdu le contrôle de nos Projet d’École (un des rares outils de l’autonomie des écoles), il ne faudrait pas voir une organisation destinée à soutenir des élèves détournées aux seuls profits d’intérêts purement administratifs.
De cela aussi nous en discuterons demain
Mercredi 4 juin à 9 heures
Ecole la Pinède
19 rue Massenet à Cagnes-sur-Mer
Par Deleuze Pierre - Publié dans : Mailings envoyés aux écoles
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Mardi 3 juin 2008 2 03 06 2008 13:49

Le projet de la circulaire relative aux 60h consacrées à de l'aide personnalisée, affiche clairement le mépris du MEN à l'égard de notre fonction.

Alors que l'accroissement significatif de nos tâches a été acté dans le dernier rapport de la DESCO (approuvé par les syndicats).

Alors que notre responsabilité est de plus en plus sollicitée par les nouvelles mesures mises en œuvre dans la précipitation (SMA, Stages RAN...)

Alors que les décharges des directeurs d'écoles ont été les seules épargnées dans le rapport de la Cour des comptes sur les enseignants sans élève, les trouvant même utiles et plutôt insuffisantes...

Alors que le MEN, tenait là, avec ce volant d'heures, l'occasion de montrer, à peu de frais, tout l'intérêt qu'il devrait porter à une fonction très fragilisée.

Seuls les directrices et directeurs d'écoles voient leur temps de travail hebdomadaire se compliquer et s'allonger.

Se compliquer, car l'organisation de ce soutien n'est pas évidente (relations avec les parents, la municipalité, gestion des services, remplacements...)

S'allonger, car notre boulot de dirlo s'accomplit essentiellement hors présence des élèves.
Nous avions déjà du mal à faire classe et à assumer nos missions ? Qu'à cela ne tienne, voilà encore quelques difficultés supplémentaires :

Entre 30 et 60 heures à caser dans un emploi du temps surchargé !

Consternant !

> Le SE se félicite du traitement spécial que le MEN a réservé aux dirlos. Pourtant en gardant une proportionnalité dans l'octroi de ces décharges on signifie clairement que les décharges actuelles sont suffisantes, ou alors, et on aurait pu y lire une certaine logique, il fallait qu 'elles soient inversement proportionnelles : donner plus d'heures à ceux qui en ont le moins.
Vu la rigueur du suivi du protocole on peut s'inquiéter de l'attitude du SE.

> Le SNUipp réunit dans l'urgence les CP et les IMF, qui ne s'en sortent déjà pas si mal que ça : du temps de synthèse et de réflexion personnelle, alors que nous ne cherchons qu'à faire notre boulot...
Belles façons de prendre en compte le besoin de reconnaissance des directrices et directeurs.
Reconnaissance pourtant plébiscitée dans les enquêtes que le SNUipp et le SE ont réalisé auprès de la profession entière.
> Un espoir quand même, du côté du sden-cgt 06:


6. QUI EST RESPONSABLE EN CAS DE PEPIN ?

Rien ?

En tout cas rien de plus. S'agissant de temps scolaire, les responsabilités de chacun sont les mêmes que le reste du temps. Ce qui pose la question de la présence des directeur-trice-s pendant ces deux heures(?!).
...
Une chose est certaine, ce dispositif 2HS causera une surcharge de travail pour les collègues directeurs-trices Et on peut tout a fait considérer légitime qu'un-e directeur-trice consacre ces deux heures à l'organisation du dispositif

C'est ce que le GDiD réclame !

Pour TOUS les dirlottes et dirlos, en s'appuyant sur le fait qu'une telle décision n'a pas de coût à part celui de l'estime que l'on peut nous porter.

Le GDiD 06 réunit tous les dirlos qui le souhaitent en assemblée générale sur la destination de ces 60h
mercredi 4 juin 2008 à 9 heures
à l'école de la Pinède à Cagnes sur Mer

Plus de doute, si on veut se faire entendre il faut crier plus fort !

Déjà 65 dirlottes et dirlos ont adhéré au GDiD cette année (24 l'année dernière...), et les sympathisants sont très nombreux à en juger par les retours de mail.

Pourquoi pas vous !

Venez mercredi, vous verrez comment la parole de chacun et considérée afin de construire un rapport de force basé uniquement sur nos préoccupations.
Par Deleuze Pierre - Publié dans : Mailings envoyés aux écoles
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Jeudi 22 mai 2008 4 22 05 2008 15:08
Décret n° 2008-463 du 15 mai 2008-05-20
Par son courrier du 19/05/2008 l’IA nous demande de donner notre avis, dans le cadre d’un conseil des maîtres exceptionnel, sur l’utilisation des heures dégagées par l’abandon du samedi matin.
 
 Compte tenu des charges sans cesse croissantes pesant sur les directeurs d’école impliquant un nombre d’heures de présence gratuites de plus en plus importantes à consacrer à toutes les tâches à accomplir au quotidien, nous demandons à ce que ces heures libérés soient affectées à autant de temps de décharge pour assumer entre autre l’organisation du soutien scolaire qu’il faudra en plus mettre en place et dont nous auront également à assurer le suivi.
 
Le  GDID demande à ce que ce volant d’heures soit utilisé par les directrices et directeurs  afin de gérer au mieux leur fonction et que soient enfin reconnues et comptabilisées toutes les heures accumulées dans le cadre de leur travail.
 
En ce qui concerne l’organisation de l’aide aux élèves en difficultés, il semble difficile de les regrouper le mercredi car de nombreux enfants ont, ce jour là, des activités sportives ou culturelles dont on ne peut les détourner.
L’adjonction d’un temps de travail après 16h30 pourrait être plus efficace. Il faudra alors s’appliquer à en définir les modalités.
• Temps de repos
• durée du soutien
• informations aux familles
• remplacement en cas d’absence d’un enseignant, des élèves
mais aussi
• cohabitation avec des services municipaux :
-      ménage
-      garderie
 
Une remarque importante dans le libellé du courrier que l’IA a adressé aux IEN.
On peut lire :
- 60 heures pour l’aide aux élèves en difficulté ET au renforcement du temps de formation hors présence des élèves.


Ce « ET » nous semble abusif et révélateur. En effet sur le relevé de conclusions commun MEN / SE-UNSA & SGEN-CFDT il est noté :
60 heures consacrées à des actions directes auprès des élèves concernés et au temps d'organisation correspondant, ou à des interventions en petits groupes, par exemple en maternelle.
Dans le cas où ces actions ne mobiliseraient pas tout ce temps pour un enseignant ou tous les maîtres de l’école, les heures disponibles seront consacrées à renforcer le temps de formation hors de la présence des élèves.

... Ce n’est donc pas « ET » mais « OU »  qu’il fallait employer...
 
 
 
Position du GDiD :
Courrier aux syndicats :
Janvier 2008

 
Pour le ministère, au niveau des enseignants, les trois heures dégagées par la suppression du samedi matin seront affectées à "l'aide aux élèves rencontrant des difficultés d'apprentissage, à la concertation, aux relations avec les partenaires de l'école, ainsi qu'à des actions de formation". Dès le 2 Novembre, le GDID, dans un courrier à Mr Darcos espérait que "... ces 2 heures formaliseront le début de reconnaissance qu'attendent les directrices et directeurs d'école...." Il y a en effet possibilité immédiate d'affecter ces heures libérées aux directeurs d'école pour leur seul travail de direction. Devant l'accroissement constant de nos tâches et nos responsabilités, une telle mesure constituerait tout à la fois une décision de bon sens et l'amorce d'une reconnaissance de notre métier. Devant la crise de désaffection sans précédent que traverse la direction d'école, il nous paraîtrait aberrant que notre ministère ne s'engage pas dans une telle démarche, d'autant que celle-ci s'effectuerait sans la moindre dépense supplémentaire. Le GDID rappelle que des dizaines de milliers de directrices et directeurs d'école effectuent leur travail de direction sans la moindre décharge, accomplissant ainsi des heures supplémentaires non payées. Donner du temps pour la direction d'école n'est pas seulement une nécessité, mais est devenu une urgence. Nous appelons donc l'ensemble des organisations syndicales à s'adresser dans les plus brefs délais au ministère pour demander avec nous que les deux heures libérées du samedi soient octroyées en autant de temps de décharge pour les directeurs d'école. Dans cette année 2008 où se tiendront les élections professionnelles, en tant que directrices et directeurs d'école, nous serons particulièrement attentifs, au-delà des convergences ou divergences sur le devenir de notre métier, à la réalité des actes et des engagements de chacun...
  link
Et les réponses :
Scenrac-cftc
Sne
SNUDI-FO
@venir école
Sgen-CFDT
SE-UNSA
Par Deleuze Pierre - Publié dans : Actualité
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Jeudi 22 mai 2008 4 22 05 2008 15:00
La semaine dernière, en privé, on a cru bon mettre en doute notre solidarité avec le mouvement de grogne actuel dans l'éducation, parce que nous proposions de conjuguer nos actions.
Et oui, dimanche 18 Mai nous étions à Paris et le 06 été représenté ! Des membres du GDiD, ainsi qu'un nombre important de sympathisants ont ainsi affirmé que les problèmes que rencontrent les directrices et les directeurs dans l'exercice de leur métier restaient intacts, et qu'ils étaient un des éléments du mécontentement exprimé par la profession.
Alain Rei, le président du GDiD a même été interrogé par les journalistes de RTL.
Vous pouvez l'écouter sur dirlo.org


Service non fait !
Nous avons eu une surprise de taille en lisant le courrier syndical (SNUipp):
L'IA aurait donné des instructions aux IEN pour détailler la procédure à suivre les jours de grève quand la municipalité organise un SMA.
Rien reçu... Et c'est grave ! Parce que ce genre de cohabitation est source d'accident, et dans ce cas on cherchera un responsable.
Il n'y a qu'à lire les fiches pratiques de l'Autonome, ou les nombreuses réponses ministérielles, pour se rendre compte que le directeur est responsable de l'organisation du service, même s'il est gréviste.
Il est inadmissible que notre « hiérarchie » ne prenne pas ses responsabilités.
Le GDiD interpelle M. Darcos pour exiger des consignes claires.

Service non fait bis (que va t-il leur rester à la fin du mois ?).
Les « équipes départementales » n'ont toujours pas communiqué aux « équipes écoles » leur synthèse sur les programmes...
C'est peut-être classé secret défense, ou, et c'est sans doute le cas, nous n'avons guère d'importance...

Service trop fait !
Reçu, en double, la lettre de Monsieur l'Inspecteur d'Académie - Directeur des services départementaux de l'éducation Nationale, (celui qui a demandé aux IEN de nous décliner la procédure à suivre les jours de grève) relative à l'organisation du temps de service.
Plusieurs remarques :
-    il ne faudrait pas priver nos élèves d'activités sportives ou culturelles en rentrant dans une sorte de concurrence malsaine avec les associations en proposant de soutenir nos minots le mercredi.
-    Pendant l'interclasse beaucoup de directeurs et d'adjoints sont en charge des cantines (faut bien arrondir nos fins de mois...).
-    Après 16h 30,... Nous plaçons nos rendez-vous, vidons notre boîte mail, traitons le courrier, remplissons ...
Prudence donc, le GDiD demande que ces heures soient octroyées en décharge de direction.
Par Deleuze Pierre
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Vendredi 2 mai 2008 5 02 05 2008 10:59

“j’adore quand un plan se déroule sans accros”



Stages RAN:

Dans le dernier mail syndical reçu  sous le titre:
Quelle est la responsabilité des maires dans le cadre des stages de rattrapage pour le primaire?
On y apprend que les services juridique du MEN se sont penchés sur la question de la responsabilité du Maire et ont conclu :
dans la mesure où ce service est mis en place par les services de l'Éducation nationale, il doit être considéré comme partie intégrante du service public de l'enseignement, même s'il est organisé pendant la période des vacances scolaires".
"En conséquence, les régimes de responsabilité applicables en cas d'accident sont les mêmes que ceux qui couvrent les autres activités scolaires. Ainsi, en cas d'accident, la responsabilité de l'État pourra être engagée (...) dans l'hypothèse où une faute d'un membre de l'enseignement est à l'origine du dommage ou sur le fondement d'une faute dans l'organisation du service. Le maire n'encourt donc pas d'autres responsabilités que celles liées à sa qualité de représentant de la commune propriétaire des locaux (...) comme c'est le cas pour les autres activités scolaires."
...
Et de la responsabilité du dirlo, qui s’en soucie?
Car toujours pas de réponse précise ni de notre hiérarchie, ni des services juridiques syndicaux.
Pourtant, à la lecture de cette réponse ministérielle on déduit logiquement que le directeur d’école  n'encourt, pas d'autres responsabilités que celles liées à sa fonction comme c'est le cas pour les autres activités scolaires... Puisque ces stages sont considérés comme du temps consacré à la formation initiale et continue (la notion de temps scolaire n’existe pas.).
Sauf que pendant les vacances soit l’école était vide, ce qui diminue considérablement les risques d’accident, soit occupée par le CLSH, sous la responsabilité du Maire...
Les stages RAN présentent une charge supplémentaire pour les dirlos complètement passée sous silence, comme si l’on voulait taire l’étendue de nos responsabilités et devoir les reconnaître...

Silence... Pas de tout le “Monde”.
Nous avons déjà publié l’enquête de la MGEN, l’article de l’Autonome et celui du Monde de l’Éducation du mois dernier.
Ce mois-ci, Le Monde de l’Éducation revient sur la problématique de notre situations.

Le monde de l'Éducation (mai 2008)
Tâches qui s’accumulent, faibles décharges… Les directeurs d’école voient leurs journées s’allonger, mais pas leur rémunération. Car contrairement aux principaux et aux proviseurs, ils n’ont ni statut ni prime de fonction.

Ça grogne chez les directeurs, ces enseignants qui bénéficient d’un petit dédommagement et d’une décharge (si leur école compte plus de quatre classes) pour assurer des missions de plus en plus lourdes. La position n’est pas facile et les postes peu prisés : 3500 d’entre eux sont aujourd’hui vacants, et un bon nombre ont été attribués d’office aux sortants d’IUFM, apportant une nouvelle preuve que les bagarres syndicales pour obtenir ces décharges (passées récemment de 6 à 4 classes) n’ont pas tout résolu.
Mais un malaise plus profond semble gangrener cette catégorie hétéroclite. Ce n’est pas nouveau mais le phénomène s’aggrave. Dans son étude sur le climat des écoles primaires, Georges Fotinos tirait déjà la sonnette d’alarme fin 2006 : sur 900 directeurs interrogés, 85 % se montraient pessimistes sur le système scolaire, soit 33 % de plus que dans le second degré. Aux yeux de cet inspecteur général, « les directeurs d’école souffrent de l’absence d’une identité professionnelle. On leur demande la quadrature du cercle, alors qu’ils n’ont ni budget, ni autorité, ni même de mission reconnue ».
 
Il est temps d’agir

« Identité professionnelle » : le terme masque le besoin d’un statut, inexistant puisque le directeur est un enseignant choisi parmi ses pairs, et de surcroît tabou depuis une vingtaine d’années. En 1986-1988, le ministre de l’éducation René Monory s’était attiré les foudres du corps enseignant en cherchant à mettre en place un statut de maître-directeur. Face à ce rejet, la formule fut enterrée, ses successeurs se gardant de rouvrir le dossier afin de ne pas fâcher les syndicats les plus représentatifs. Il est peut-être temps de reposer la question.
« Nos écoles primaires sont-elles en mesure d’être pilotées, alors que l’institution ne reconnaît aucun statut à ses directeurs et ne leur offre aucune formation longue dans ce domaine », se demande Laurence Bergugnat-Janot, maître de conférence à l’IUFM d’Aquitaine. Et elle n’est pas la seule. Une association de directeurs, le Groupement de défense des intérêts des directrices et directeurs (GDID), qui compte 1300 adhérents et enregistre chaque semaine plusieurs dizaines de nouveaux venus, relaye cette requête. « L’absence de statut génère un conflit identitaire qui empêche nos collègues de se penser comme chefs d’établissement », résume le président de l’association, Alain Rei, qui se définit moins comme « enseignant avec une fonction de directeur que [comme] directeur qui conserve une fonction d’enseignement ». Prudente, l’association précise que le statut qu’elle revendique ne doit pas inclure le volet hiérarchique. Directeur d’école oui, mais chef des professeurs d’école non ! Un refus que partagent les syndicats d’enseignants. Le Syndicat des enseignants UNSA accepte une discussion sur le statut des établissements, mais pas un corps de direction. Au SNUipp (FSU), Gilles Moindrot s’interroge autant sur ce qu’un statut des directeurs ou de l’établissement améliorerait dans le fonctionnement des écoles, que sur ce qu’il y a derrière le terme de « statut ». Fin de la discussion ?
Le débat ne peut que rebondir. Comme le rappelle Alain Rei, les directeurs agissent en chefs d’établissement lorsqu’ils signent une autorisation de sortie pour un collègue ou décident une évacuation d’élèves… Il est donc hypocrite de leur refuser la reconnaissance de cette fonction – et accessoirement le salaire – qui l’accompagne. L’association a testé cette idée auprès de 40 000 directeurs. Sur les 10 000 réponses dépouillées, il apparaît que 93 % d’entre eux souhaitent un statut, quelle que soit la taille de l’école qu’ils dirigent.
« Dans une telle enquête, on table en général sur 10 % de retours. Notre enquête réalisée à la demande du GDID a obtenu ce taux incroyable de retours ! » s’étonne encore Damien Philippot, le directeur d’études de l’IFOP. De là à conclure que ceux qui font tourner les écoles ont un réel besoin de se faire entendre, il n’y a qu’un pas. Que les directeurs franchissent dans cette même enquête, estimant, à hauteur de 53 %, n’être pas assez bien représentés par les syndicats.
Au-delà des grognes conjoncturelles – contrairement à leurs collègues du second degré, les directeurs d’école n’ont pas eu droit à une prime substantielle de fin d’année – cette question du statut fait apparaître un changement de fond. Une nouvelle culture serait-elle en train de naître dans un premier degré anarcho-syndicaliste ?
Qui sont donc ces nouveaux directeurs en quête d’une définition de leur métier ? La dernière promotion de chefs d’établissement du second degré compte 12 % de transfuges du premier degré. Les observateurs notent que, pour une nouvelle génération d’enseignants du premier degré, l’école est devenue un passage et non plus une carrière. « Ils passent ce concours [de professeur des écoles], projettent de rester cinq ou six ans et de passer ensuite d’autres concours en interne », assure un professeur d’IUFM. S’il existait une fonction de chef d’établissement du premier degré, peut-être n’iraient-ils pas vers le secondaire…
En 2000-2001, l’administration de Jack Lang avait pour projet de créer des regroupements d’écoles avec un « responsable de regroupement » à sa tête. A son tour, Gilles de Robien a proposé un texte. Xavier Darcos, lui, a voulu ouvrir une expérimentation, « mais personne ne s’est porté volontaire parce que c’était l’inspecteur d’académie qui devait désigner le chef d’établissement », regrette Alain Rei. Le dossier a été de nouveau remisé. Et ce alors que l’école à la française – sans statut ni directeur – fait toujours figure d’exception dans le concert international.

Maryline Baumard

Le GDiD est une association nationale qui  a pour but la reconnaissance du métier de directrice directeur d’école.
Le GDiD regroupe maintenant plus de 10% des dirlottes et dirlos du 06...
Pour nous rejoindre c’est facile, cliquez sur le lien ci dessous.
http://www.dirlo.info/aform.htm
Par Deleuze Pierre - Publié dans : Mailings envoyés aux écoles
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Présentation

Réponse du Ministère à la CFTC

au sujet des responsabilités du directeurs dans la nouvelle organisation de l'école


Le Directeur de Cabinet
Monsieur le Président,

Dans votre lettre du 25 avril vous avez sollicité l'avis de M. le Ministre de l'Education Nationale sur la responsabilité des directeurs d'écoles primaires dans le cadre des stages de remise à niveau organisés pendant les périodes de vacances scolaires et au cours des actions de soutien organisées pendant l'année scolaire à l'attention des élèves en difficulté.

Votre lettre appelle de ma part les observations suivantes:

Ces actions sont mises en place par le ministère de l'éducation nationale et font donc partie intégrante du service public de l'enseignement, même si elles sont organisées soit pendant la période des vacances scolaires, soit après la classe.

Ces actions éducatives sont présentées en conseil d'école que le directeur de l'école préside et inscrites dans le projet d'école. Elles répondent à un objectif d'enseignement et constituent donc un prolongement du temps scolaire.

1/ S'agissant de l'organisation générale de l'aide personnalisée prévue pour répondre aux besoins des élèves qui rencontrent des difficultés, l'article 10-3 du décret n° 90-788 du 6 septembre 1990 relatif à l'organisation et au fonctionnement des écoles maternelles et élémentaires (introduit par le décret modificatif n° 2008-463 du 15 mai 2008) prévoit que cette organisation est arrêtée par l'inspecteur de l'éducation nationale de la circonscription sur proposition du conseil des maîtres.

Ces dispositions doivent être combinées avec, d'une part, les dispositions du 5ème alinéa de l'article 2 du décret n° 89-122 relatif aux directeurs d'écoles qui prévoit qu' "Après avis du conseil des maîtres, (le directeur d'école) arrête le service des instituteurs et professeurs des écoles, fixe les modalités d'utilisation des locaux scolaires pendant les heures et périodes au cours desquelles ils sont utilisés pour les besoins de l'enseignement et de la formation" et, d'autre par, du 3ème alinéa de l'article D 411-7 du code de l'éducation aux termes duquel le conseil des maîtres donne son avis sur l'organisation du service qui est ensuite arrêtée par le directeur de l'école".

Dans ces conditions, le directeur d'école fixe le service des personnels, que ce service soit un service d'enseignement ou un service consacré notamment  l'aide personnalisée prévue pour répondre aux besoins des élèves qui rencontrent des difficultés.

2/ S'agissant des stages organisés dans certaines écoles pendant les périodes de vacances scolaires, ces stages sont menés sous la coordination de l'inspecteur de l'éducation nationale de la circonscription.

Le directeur d'école participe avec les maîtres des cours moyens de l'école au recensement des élèves pour lesquels la participation à ces actions pédagogiques sera proposée.

Les stages sont assurés par des personnels enseignants du 1er degré, désignés parmi des volontaires qui interviennent en dehors des leurs horaires obligatoires de service par l'inspecteur d'académie, directeur des services départementaux de l'éducation nationale.

J'ajoute que l'implantation des stages doit être décidée en accord avec le maire de la commune.

Il appartient donc au directeur d'école de s'assurer de la bonne organisation générale du service, en application du 1er alinéa de l'article 2 du décret du 24 février 1989.

Le directeur doit par ailleurs être joignable en cas d'accident d'un enfant survenant au cours de la période de stage à laquelle il participe pour  établir la déclaration d'accident dans les quarante-huit heures et la transmettre à l'inspecteur d'académie, directeur des services départementaux de l'éducation nationale.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l'assurance de mes sentiments les meilleurs
Philippe COURT

Texte Libre

Le mot du Président

Une poignée d’irréductibles dirlos, c’est le début du GDID
Quelques années après, toujours les mêmes, plus déterminés que jamais, plus nombreux, beaucoup plus nombreux mais encore trop peu pour faire la différence. Depuis toutes ces années passées nous avons essayé de nous faire entendre, des syndicats, des pouvoirs politiques, des élus nationaux et locaux et, petit à petit, nous avançons.
Nous ne nous sommes pas transformés en syndicat, ni en militants professionnels. Nous ne faisons pas carrière et restons dans nos écoles, de simples dirlos voulant voir notre métier enfin reconnu. Nous avons construit, avec peu de moyens mais beaucoup de passion, un site Internet, un journal ouvert à tous, un service d'aide et des renseignements téléphoniques, des blogs départementaux. Nous avons essayé de soutenir, de renseigner, de provoquer des discussions, d'ouvrir des débats, nous tentons de faire avancer nos positions. Le statut n’est pas encore là mais l’idée se précise à tous les niveaux.

Alors il est important que chaque collègue s'implique: pour gagner il faudra être encore plus nombreux. Notre association est la plus grande représentation des directrices et directeurs d’école de France. C'est là notre seule force, cette capacité à rassembler des collègues sur l'ensemble du territoire, au-delà des clivages et des chapelles, en toute liberté, en toute indépendance.
 
Alors en cette période où le ministère prépare notre avenir il nous appartient de faire savoir que nous sommes là. Si nous voulons gagner, nous devons être plus nombreux.

Nous avons besoin que nos actions, positions, soient relayées partout.
Nous avons besoin que chaque directeur qui partage nos idées rejoigne le GDID.
Notre force est notre nombre!undefined
 

ET C'EST POUR QUI, LE G.D.I.D.

Pour qui le souhaite. A titre individuel, ou collectif (représentants de groupes ou d'associations constitués).
Seule restriction: être, avoir été ou compter devenir directrice ou directeur d'école.
Au-delà, syndiqués ou non, hommes ou femmes, jeunes blancs-becs ou vieillards chenus, chaque collègue est le bienvenu.

Nous : des directeurs et directrices d'école pas encore dégoûtés de notre métier. Nous avons à coeur de le défendre et envie de dénoncer les aberrations de notre fonction.

Nous : c'est vous aussi, si cela vous fait du bien de connaître l'opinion de vos collègues, si vous avez envie d'apporter votre pierre, si nous pouvons nous sentir moins isolés.

POUR NOUS REJOINDRE, RIEN DE PLUS SIMPLE, IL SUFFIT DE CLIQUER ICI

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