Jeudi 24 avril 2008
Hier, à l’IUFM, des dirlos de Nice (comme leurs collègues les mercredis précédents), étaient conviés à une réunion ayant pour thème le remplissage de BE.
BE est le nom codé d’un fichier informatique très compliqué et peu efficace dans la gestion courante de l’école (même s’il présente des avantages pour la gestion des Académies et la récolte nationales des renseignements statistiques).
Donc, dans la salle dédiée aux ordinateurs, froide et pâles (toujours ces sacrées économies...), notre MAI (autre nom codé) nous remettait, sous pli cacheté et avec tous les mystères dus aux secrets, les codes d’accès confidentiels...
Avant les travaux pratiques, on ose quelques interrogations :
-Sur le fond.
Est-ce le rôle d’une directrice, d’un directeur, que de faire de la saisie informatique, alors que nous sommes déjà très pris ?
-Sur la forme.
Est-ce raisonnable de nous précipiter alors que, non seulement  nous sommes déjà très pris, mais la Mairie de Nice annonce la prochaine compatibilité entre MAELIS et BE.
Pour une fois, ne serait-il pas urgent d’attendre?

Et de nous expliquer que vue la complexité de la chose il fallait s’y mettre « fissa », que cela devait être  « opérationnel » en septembre, que c’est la « mission » que nous assignait l’IA, que ...
Déjà, petits, nous étions bons élèves, et puis le vocabulaire militaire, ça fait « spécialiste », ça impressionne...

Résignés, nous nous sommes tournés vers les écrans bleu-triste.
Avec nos seuls index, nous avons tapé les mots-sésames, ceux que l’on ne prononce pas, faits d’un mélange aléatoire de lettres majuscules, minuscules et de chiffres :
-    BE, à nous deux !
...
STOP ! Nous avions raison (encore)
Reçu cet après-midi :
La mise en place de l'interface entre BE1D et MAELIS se fera courant mai, et au plus tard début juin.
Par conséquent, les directeurs des écoles de Nice ne doivent pas saisir les inscriptions,
(c’est souligné dans le mail aux MAI, sans doute pour les rassurer : ce n’est pas une farce)

Bien entendu, le propos n’est pas de stigmatiser les MAI.
Par contre, à force de créer des échelons intermédiaires, nous devenons inaudibles.
 Le bon sens, la raison, la vérité du terrain, on ne l’écoute plus, on ne l’entend même plus.
Au lieu de tempérer, de circuler sur une double-voie, chaque échelon travaille dans le sens unique, celui de la descente.
Chacun vient charger un peu plus une mule, le dirlo, qui croule petit à petit sous le poids des ordres et contre ordres.
On peut fermer les yeux et espérer très fort :
« On n’est pas dans une série TV, ils vont s’en rendre compte... »
Où rejoindre, au GDiD, les dirlottes et les dirlos qui veulent se faire entendre.

En attendant tant mieux pour les dirlos de Nice qui n’ont pas commencé à renseigner BE.
Nos regrets à ceux  qui l’ont fait...
Et bon courage aux « provinciaux », qui eux devront s’y coller!
Par Deleuze Pierre - Publié dans : Mailings envoyés aux écoles
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Jeudi 24 avril 2008

La signature du « protocole » a remisé le dossier des directrices et directeurs d’école dans un carton anonyme,  rangé sur les étagères bien alignées des vastes sous-sols, froids et mal éclairés (économie oblige), du ministère...

Juste avant de nous « classer sans suite», et pour faire bonne figure, les experts du ministère ont pondu un vade-mecum : 7 fiches censées répondre aux quelques questions subsidiaires que peuvent  poser, sans déranger personne, ces pauvres erres de dirlos .

Mais voilà, c'est bien beau d'avoir un "vade-mecum" du directeur d'école.
Encore faudrait-il que, faute d'actualisation, il ne se remplisse pas, au fil du temps, d'inepties et d'erreurs qui pourraient mettre les collègues dans la panade....
Un exemple avec les vaccinations obligatoires à l'entrée à l'école.
Dans la fiche "Santé des élèves" de ce brave "vade-mecum", on peut lire:

Aux termes des articles L. 3111-2, L. 3111-3, L. 3112-1 du Code de la Santé Publique, les vaccins antidiphtériques, antitétaniques, antipoliomyélitique et le vaccin antituberculeux BCG sont obligatoires.

(http://eduscol.education.fr/D0028/vademecum-DE_sante-eleve.pdf )

Or, c'est faux, depuis le 17 Juillet 2007, les dirlos ne doivent plus exiger la vaccination du BCG lors de l'inscription des élèves....
Voici le décret qui en atteste


Décret n° 2007-1111 du 17 juillet 2007 relatif à l'obligation vaccinale par le vaccin antituberculeux BCG
NOR: SJSP0758127D

Le Premier ministre,
Sur le rapport de la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports,
Vu le code de la santé publique, notamment ses articles L. 3111-1, L. 3112-1, R. 3112-1 et R. 3112-2 ;
Vu l'avis du Conseil supérieur d'hygiène publique de France du 9 mars 2007,
Décrète :
Article 1
L'obligation mentionnée à l'article L. 3112-1 du code de la santé publique est suspendue pour :
A. - Les enfants de moins de six ans accueillis :
1° Dans les établissements, services et centres mentionnés à l'article L. 2324-1 ;
2° Dans les écoles maternelles ;
3° Chez les assistantes maternelles ;
4° Dans les pouponnières et maisons d'enfants à caractère sanitaire relevant de l'article L. 2321-1 ;
5° Dans les établissements mentionnés aux 1°, 2° et 3° de l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles.


B. - Les enfants de plus de six ans, les adolescents et les jeunes adultes qui fréquentent :
1° Les établissements d'enseignement du premier et du second degré ;
2° Les établissements mentionnés aux 1°, 2°, 3° et 4° de l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles.
...

Avant de me mettre à renseigner BE, cet autre outil formidable de simplicité et d’efficacité (au moins du point de vue de notre élimination), je ferme les yeux et j’espérer fort qu’une âme charitable et consciencieuse retrouve notre boîte sur l’étagère, au fond du couloir, dans ...


Et pour ceux qui pense que la prière ne suffit plus, il y a le GDiD....

Par Deleuze Pierre - Publié dans : Mailings envoyés aux écoles
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Jeudi 24 avril 2008
Sur un des derniers mails syndicaux, un article du Monde, très intéressant, nous est proposé à la lecture.

Nous ne résistons pas au plaisir de vous recommander un autre article, paru dans le dernier « Lettre de l'Éducation » du même Le Monde :

Les directeurs d'école exaspérés par la multiplication des réformes

Suppression du samedi, mise en place des stages de remise à niveau, consultation des nouveaux programmes... En première ligne pour mettre en œuvre les dernières annonces du ministère sur le primaire, les directeurs d'école sont plus que jamais au bord de la crise de nerfs.
Sur l'intranet de l'académie de Grenoble, l'échange tout officiel d'informations s'est transformé en tribune pour directeurs d'école en détresse. Et dans les autres départements, comme s'en fait l'écho la plate-forme Dirlo.org, la tonalité est la même. Sans statut, toujours plus sollicités par leur hiérarchie et les partenaires de la communauté éducative, les directeurs d'école sont plus que jamais au bord de la crise de nerfs. Les stages de remise à niveau pour les élèves de CM1-CM2 lancés par le ministère pendant les vacances de printemps ont été la goutte de « trop ». « Leur mise en œuvre a été un grand n'importe quoi, explique Dominique Thoby, du SE-UNSA. Comme il s'agit d'un hors temps scolaire, leur organisation revient aux municipalités, les directeurs d'&eacu te;cole étant seulement chargés de recenser les besoins des élèves et de faire remonter la liste des enseignants volontaires. Or le dispositif a été installé dans une telle hâte que l'Administration a été tentée de leur en laisser toute la responsabilité. » A la liste déjà exponentielle de leurs tâches se sont ajoutées ces dernières semaines la nouvelle organisation de la semaine scolaire pour la rentrée prochaine, la consultation sur les nouveaux programmes du primaire, « une commande de l'Élysée qui les rend furieux parce qu'ils ont le sentiment que tout est déjà joué d'avance au ministère », persifle un inspecteur de l'éducation nationale, sans oublier l'annonce prochaine de la carte scolaire dans le premier degré volontairement reportée après les mu nicipales... Autant de sujets « qui sèment la zizanie au sein des équipes, sont contestés par les enseignants de base, et mettent les directeurs entre le marteau et l'enclume », poursuit l'IEN. « On va nous pressurer encore longtemps ? », s'indigne l'un d'entre eux sur l'intranet de l'Académie grenobloise. L'heure n'est pas à l'appel au boycottage. Mais une prise de conscience se fait jour sur le terrain, alors que le dossier n'a pas avancé depuis l'arrivée de Xavier Darcos Rue de Grenelle. « Tous sont demandeurs d'un statut, qui ne comporte peut-être pas une mission d'évaluation des collègues, mais qui leur permette d'organiser les écoles, affirme un autre IEN. Il n'y a pas là de facteur générationnel, mais les esprits désormais sont mûrs. Le problème, c'est qu'ils ne sont pas représentés syndicalement . Le SNUipp, quelles que soient ses déclarations de façade, ne porte pas leurs revendications, et le SE-UNSA, seul syndicat à avoir encore une culture premier degré, est très minoritaire. Les directeurs s'en rendent compte aujourd'hui et cherchent des structures qui les portent pour ne plus crier seuls dans le désert. »

En écho, sur le dernier « Les risques du métier » magasine de l'Autonome de Solidarité, reçu dans les écoles, un dossier :

Les personnels de directions :

2 pages sur les directeurs d'écoles après cette introduction :

Diriger : animer et prévoir

Diriger un établissement scolaire, c'est avant tout animer une équipe au quotidien et veiller à la sécurité et au bon fonctionnement de son établissement. La France compte 44 000 directeurs d'école et plus de 13 000 personnels de direction d'établissement du second degré, principaux de collège ou proviseur de lycée d'enseignement général, technique ou professionnel. Le chef d'établissement dirige le collège ou le lycée, ce qui n'est pas le cas du directeur d'école, responsable des personnels et des élèves sans avoir autorité sur eux. Une anomalie qui amène certains directeurs d'écoles à réclamer la création d'un statut.

(lire la suite de l'article).

Deux articles qui montrent que les problèmes sont loin d'être réglés, même si on avance à petits pas :

Le directeur d'école un enseignant comme les autres... ?
« Au cours du CTPM d'hier, le Snuipp-FSU a manifesté son désaccord avec ce texte. FO a dénoncé la "dénationalisation" des écoles et la "mise à mort des Rased". Le Sgen-CFDT souhaite, lui, étendre la possibilité de formation au samedi matin. L'Unsa, la CFDT, la CSEN et l'administration ont voté en faveur du texte. La FSU, FO, SUD et la CGT ont voté contre.

Les organisations syndicales ont par ailleurs demandé à être associées à la rédaction d'une circulaire plus précise sur les fonctions particulières dans le premier degré comme les maîtres-formateurs, les intervenants en Rased, les directeurs d'école, les enseignants à temps partiel ou les titulaires remplaçants. »
Par Deleuze Pierre - Publié dans : Mailings envoyés aux écoles
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Mardi 8 avril 2008
« Pilotés » par les équipes départementales, les stages de remise à niveau vont donc commencer à partir de demain...
Sans réponse de la part de notre administration, nous maintenons que, dans les écoles concernées, les dirlos, engagés ou pas dans le dispositif, auront leur pas de responsabilité.
Dans l’Académie de Lille Jean Hébrard, IGEN, répondait à une question lors d’une réunion de directeurs :
« En cas d’accident (surveillance des enfants…), c’est la responsabilité des enseignants qui est engagée. En ce qui concerne la responsabilité pénale, c’est celle du directeur si, par exemple, vous avez omis de signaler un défaut lié à l’entretien des bâtiments et que ce défaut risque d’entraîner un accident. Mais je dirais, comme toujours. Ni plus ni moins. On ne peut pas vous reprocher autre chose…»

-Plus que moins, puisque pendant les vacances, le bâtiment devrait être soit vide, soit, si CLSH, sous la responsabilité du Maire...



à bien voulu, elle, nous répondre :

Monsieur Fabre,
Je lis toujours avec intérêt le bulletin de GDID ; la dernière livraison porte sur le sujet sensible du moment : les stages pendant les congés scolaires et en partie sur la couverture assurantielle de cette activité dans le paragraphe suivant : LES ASSURANCES Autre souci pour les dirlos... Si ces stages sont en temps scolaire, les assurances ne sont pas obligatoires. Mais, puisqu'ils sont soumis à l'accord des parents, cela en fait des activités facultatives, et, partant, l'assurance est obligatoire. Les assurances d'écoles, MAE ou MAIF couvrent-ils ces risques ? Pas sur, on a des réponses différentes selon les délégations départementales...

En dehors de toute prise de position pour ou contre ce dispositif, nous nous devions en qualité de premier assureur mutualiste des enfants et de l'école, d'apporter la sérénité nécessaire à toute action éducative se déroulant sous l'égide de l'Education Nationale._C'est pourquoi, pour la MAE, la réponse est claire : les enfants sont assurés quelle que soit la formule choisie pendant l'activité et sur le trajet habituel. Cette position a fait l'objet d'une circulaire à chacune de nos mutuelles départementales ; je mets une copie de cette circulaire en pièce jointe. Dans l'espoir d'avoir pu lever un "petit" souci de la lourde charge de direction, je vous présente mes salutations mutualistes les meilleures.
Christian DUNIERE

Rassurant ?
... Pas tout à fait, car tous les élèves ne sont pas à la MAE.
Dans son dernier courrier aux écoles, s’adresse directement à nous :
Madame la Directrice
Monsieur le Directeur
 ...
Nous sommes parfaitement au courant des risques qui sont les vôtres face à une attitude de plus en plus procédurière, émanant tant des familles que de certaines assurances privées.

...

La MGEN a montré l’année dernière, combien le malaise des dirlos était grand, la MAE est parfaitement au courant des risques ...

Reste nos « institutionnels »...


Alors, faisons en sorte de nous faire entendre...

GRANDE TOMBOLA DU GDID

Une tombola d'un genre inusité...
Une tombola où tout le monde gagne...
Une tombola pour les dirlos... Premier prix : un statut... Deuxième prix : un statut... Troisième.... dix millième prix... un statut, etc.

Simple comme tout !
Chaque dirlo achète son ticket : on dirait comme ça que le ticket serait une adhésion au GDID...
Et pis, on dirait comme ci que, si l'on se retrouve 5000 dirlos au GDID, il n'y a aucun gouvernement qui sera en mesure de nous ignorer plus longtemps...

Aujourd'hui, la situation est relativement simple : les directrices et directeurs d'école savent qu'ils ne peuvent compter que sur eux... Rien ni personne ne fera avancer ce dossier à notre place.
À ce titre, le GDID n'est qu'un outil, pas une fin en soi.
Nous n'y faisons pas carrière et notre association ne nous procurera pas postes planqués et relations choisies : on laisse ça à d'autres...
Par contre, en tant qu'outil, le GDID, ce n'est pas si mal

C'est déjà le plus important collectif de dirlos de France, regroupant plus de collègues que n'importe quelle autre structure. Collègues de tous départements, de tous horizons, dirlos des villes et dirlos des champs, de classes uniques jusqu'aux écoles AEFE.

C'est aussi, et surtout, un lieu de liberté, d'échange et d'entraide, sans contraintes, sans chapelles, sans oeillères idéologiques. Syndiqués ou non, hommes ou femmes, mat ou élem, jeunes blancs-becs ou vieillards chenus, chacun y est le bienvenu. Farouchement attachés à notre indépendance, nous sommes une association de dirlos, pour les dirlos. C'est peu, mais c'est énorme...

Énorme aussi le chemin parcouru en peu d'années. Sans permanents, sans militants professionnels, sans locaux, sans argent, sans médias, nous avons réussi à briser les vieux tabous, à créer un débat sur la direction d'école, à définir notre métier et nos demandes, à prendre une parole qui nous était niée... Juste avec une poignée de collègues et pas mal de bonne humeur, et le tout, sans se prendre ni la tête, ni au sérieux.

Sauf que le but du jeu, c'est bien de gagner, c'est bien de voir la direction d'école reconnue.
Et c'est là où nous avons besoin de chacun d'entre vous.
Pour une association comme la nôtre, son impact, ses réussites ou ses échecs tiennent avant tout à un seul et unique critère : le nombre de membres...
L'adhésion à nos idées, les messages de soutien, c'est bien, c'est sympathique, mais ça ne fait guère avancer les choses... Après plus de 10 ans de bagarre pour les dirlos, on le voit aujourd'hui : le GDID est seul à même de nous faire gagner le temps, les moyens, le salaire, la reconnaissance de notre métier.

D'où notre « tombola »...
Et notre idée de regrouper au plus vite 5000 collègues.
Les résultats en seront rendus publics, mois après mois: nous n'avons pas le culte du secret



Et si cela vous dit d'être parmi les premiers à prendre votre ticket, rien de plus facile, cliquez-ici
Par Deleuze Pierre - Publié dans : Actualité
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Mardi 1 avril 2008
Réunion académique (06 / 83) du G D I D.


Mercredi 19 mars 2008 à 10h au Luc-en-Provence.


Après un petit historique sur tout le chemin parcouru en 4 ans par un petit groupe de dirlos marseillais et les 1 278 membres actuels, nous sommes unanimement convaincus que la victoire sera proportionnelle au nombre des  adhésions et un appel est lancé aux collègues afin qu’ils nous rejoignent.

Il est essentiel de ne pas rester isolés : seule l’union fera notre force…

Le G.D.I.D n’est qu’un outil pour faire aboutir nos revendications : de plus en plus de collègues, de syndicats, de partenaires de l’école parlent du « statut » que nous appelons de nos vœux et qui n’est plus un mot tabou…

Etant donné qu’il est très important que nos collègues dirlos puissent visualiser une personne identifiable derrière le G.D.I.D, nous envisageons de lancer l’idée d’une forme de « parrainages » et d’un travail de proximité afin de dynamiser la campagne d’adhésions.

Quoiqu’il en soit, il est clair que le message de l’association est passé au niveau des idées comme le prouvent les résultats du sondage I.F.O.P réalisé l’an dernier sur plus de 10 000 collègues.


Il s’en est suivi des échanges très intéressants et de nombreuses réflexions sur le métier de directeur.

Alain Rei insiste sur le fait qu’il est capital que chacun assure sa fonction de directeur et en ce sens, parler de « directeur chargé d’enseignement » paraît plus approprié que de parler de « directeur déchargé » : cette précision syntaxique n’est pas anodine et colle bien plus à la réalité…

Nous pensons que cinq années d’expérience de terrain sont indispensables avant de pouvoir prétendre à de telles responsabilités, et sommes étonnés que certains syndicats présentent comme « une avancée » la réduction de ce délai minimal : cela a pour effet de placer de nombreux débutants en grandes difficultés.

La réflexion par rapport à « l’évolution vers un syndicat » reste en questionnement : l’association ayant en son sein des représentants de nombreux syndicats qui travaillent quotidiennement sur le terrain pour faire évoluer les mentalités vis-à-vis de la direction.

De plus, Thierry Fabre précise qu’étant donné qu’il n’existe pas de corps de directeurs cela poserait un problème de représentativité pour l’I.A alors qu’il y a déjà 17 syndicats pour à peine 8 % de collègues syndiqués…

Elinn Bonnardel constate que beaucoup de collègues aiment cet aspect «fédérateur » rencontré au G D I D où de nombreux dirlos peuvent exprimer leurs malaises par rapport aux difficultés de la fonction : beaucoup
d’entre eux viennent y chercher des solutions par rapport aux problèmes quotidiens rencontrés dans leur école.

Une autre collègue a rejoint l’association par souci de faire avancer les choses de manière statuaire, afin que notre profession soit enfin reconnue.

Il est bien évident qu’il n’y a ni opposition ni dichotomie entre l’enseignant et le dirlo que nous sommes mais le poids de la gestion humaine, très important vis-à-vis de tous les partenaires de l’école (collègues adjoints, familles, municipaux, différents intervenants, etc.…) font de cette fonction un métier très spécifique.

Alain Rei précise que l’étendue des taches de direction sont telles que dix dirlos « en souffrance » peuvent avoir dix raisons différentes de l’être…
Certains collègues se retrouvent face à des difficultés et des problèmes à résoudre sans avoir la formation nécessaire leur permettant de les régler : nous ne sommes pas reconnus, à l’heure actuelle, comme exerçant
une profession à part entière… alors que la direction et un métier d’enseignant particulier, un membre de l’équipe pédagogique ayant capacité à aider, informer, former, animer, etc.…

Pierre Lombard s’insurge contre le fait que parfois dans le fonctionnement de certaines écoles les « us et coutumes » passent avant l’application stricte des textes (comme par exemple l’attribution, en début d’année, de telle ou telle classe à « l’ancienneté »…)

Alain Vergnes fait remarquer que le nombre de messages à traiter quotidiennement évolue de manière exponentielle sans compter que parfois il nous est demandé d’aller chercher des informations capitales sur les
différents sites des inspections académiques…

A propos des stages de remise à niveau pendant les vacances scolaires, le problème de la responsabilité du dirlo reste posé…
Aucune réponse n’est apportée sur ce point par le ministère et il y a une véritable cacophonie entre les dires et les décisions des divers Inspecteurs d’Académie…

Nous proposons d’écrire au ministère afin d’obtenir une réponse juridique officielle par rapport à l’organisation de ces stages.

D’autres courriers sont également envisagés, afin d’affirmer notre présence sur le terrain, vers les différentes municipalités, l’Association des Maires de France, le Ministère de l’Education Nationale et la Présidence de la République.

Nous mettons également en place des relais locaux dans divers points du département et ce,dans un souci de proximité : les coordonnées précises des collègues matérialisant ces différents contacts sont accessibles sur
le blog départemental : http://gdid83.over-blog.org/



Compte-rendu effectué par A. VERGNES
Le 21 mars 2008.
Contacts départementaux :
pour le 06:
Pierre Lombard (Cap d'Ail): 06 33 92 11 31
Henri Barbi (Cagnes): 04 92 02 35 65
Patrick Salvi (Nice): 04 97 08 80 29


pour  le 83
Vergnes Alain (Toulon) : 04/94/36/64/40   06/65/50/30/72
Bonnardel Elinn (Hyères) : 04/94/65/24/12
Gomez Jean : (Le Luc) :04/94/60/83/52
Roche Pascal : (Les Tourrettes) : 04/94/76/16/49
Par Deleuze Pierre
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Présentation

Réponse du Ministère à la CFTC

au sujet des responsabilités du directeurs dans la nouvelle organisation de l'école


Le Directeur de Cabinet
Monsieur le Président,

Dans votre lettre du 25 avril vous avez sollicité l'avis de M. le Ministre de l'Education Nationale sur la responsabilité des directeurs d'écoles primaires dans le cadre des stages de remise à niveau organisés pendant les périodes de vacances scolaires et au cours des actions de soutien organisées pendant l'année scolaire à l'attention des élèves en difficulté.

Votre lettre appelle de ma part les observations suivantes:

Ces actions sont mises en place par le ministère de l'éducation nationale et font donc partie intégrante du service public de l'enseignement, même si elles sont organisées soit pendant la période des vacances scolaires, soit après la classe.

Ces actions éducatives sont présentées en conseil d'école que le directeur de l'école préside et inscrites dans le projet d'école. Elles répondent à un objectif d'enseignement et constituent donc un prolongement du temps scolaire.

1/ S'agissant de l'organisation générale de l'aide personnalisée prévue pour répondre aux besoins des élèves qui rencontrent des difficultés, l'article 10-3 du décret n° 90-788 du 6 septembre 1990 relatif à l'organisation et au fonctionnement des écoles maternelles et élémentaires (introduit par le décret modificatif n° 2008-463 du 15 mai 2008) prévoit que cette organisation est arrêtée par l'inspecteur de l'éducation nationale de la circonscription sur proposition du conseil des maîtres.

Ces dispositions doivent être combinées avec, d'une part, les dispositions du 5ème alinéa de l'article 2 du décret n° 89-122 relatif aux directeurs d'écoles qui prévoit qu' "Après avis du conseil des maîtres, (le directeur d'école) arrête le service des instituteurs et professeurs des écoles, fixe les modalités d'utilisation des locaux scolaires pendant les heures et périodes au cours desquelles ils sont utilisés pour les besoins de l'enseignement et de la formation" et, d'autre par, du 3ème alinéa de l'article D 411-7 du code de l'éducation aux termes duquel le conseil des maîtres donne son avis sur l'organisation du service qui est ensuite arrêtée par le directeur de l'école".

Dans ces conditions, le directeur d'école fixe le service des personnels, que ce service soit un service d'enseignement ou un service consacré notamment  l'aide personnalisée prévue pour répondre aux besoins des élèves qui rencontrent des difficultés.

2/ S'agissant des stages organisés dans certaines écoles pendant les périodes de vacances scolaires, ces stages sont menés sous la coordination de l'inspecteur de l'éducation nationale de la circonscription.

Le directeur d'école participe avec les maîtres des cours moyens de l'école au recensement des élèves pour lesquels la participation à ces actions pédagogiques sera proposée.

Les stages sont assurés par des personnels enseignants du 1er degré, désignés parmi des volontaires qui interviennent en dehors des leurs horaires obligatoires de service par l'inspecteur d'académie, directeur des services départementaux de l'éducation nationale.

J'ajoute que l'implantation des stages doit être décidée en accord avec le maire de la commune.

Il appartient donc au directeur d'école de s'assurer de la bonne organisation générale du service, en application du 1er alinéa de l'article 2 du décret du 24 février 1989.

Le directeur doit par ailleurs être joignable en cas d'accident d'un enfant survenant au cours de la période de stage à laquelle il participe pour  établir la déclaration d'accident dans les quarante-huit heures et la transmettre à l'inspecteur d'académie, directeur des services départementaux de l'éducation nationale.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l'assurance de mes sentiments les meilleurs
Philippe COURT

Texte Libre

Le mot du Président

Une poignée d’irréductibles dirlos, c’est le début du GDID
Quelques années après, toujours les mêmes, plus déterminés que jamais, plus nombreux, beaucoup plus nombreux mais encore trop peu pour faire la différence. Depuis toutes ces années passées nous avons essayé de nous faire entendre, des syndicats, des pouvoirs politiques, des élus nationaux et locaux et, petit à petit, nous avançons.
Nous ne nous sommes pas transformés en syndicat, ni en militants professionnels. Nous ne faisons pas carrière et restons dans nos écoles, de simples dirlos voulant voir notre métier enfin reconnu. Nous avons construit, avec peu de moyens mais beaucoup de passion, un site Internet, un journal ouvert à tous, un service d'aide et des renseignements téléphoniques, des blogs départementaux. Nous avons essayé de soutenir, de renseigner, de provoquer des discussions, d'ouvrir des débats, nous tentons de faire avancer nos positions. Le statut n’est pas encore là mais l’idée se précise à tous les niveaux.

Alors il est important que chaque collègue s'implique: pour gagner il faudra être encore plus nombreux. Notre association est la plus grande représentation des directrices et directeurs d’école de France. C'est là notre seule force, cette capacité à rassembler des collègues sur l'ensemble du territoire, au-delà des clivages et des chapelles, en toute liberté, en toute indépendance.
 
Alors en cette période où le ministère prépare notre avenir il nous appartient de faire savoir que nous sommes là. Si nous voulons gagner, nous devons être plus nombreux.

Nous avons besoin que nos actions, positions, soient relayées partout.
Nous avons besoin que chaque directeur qui partage nos idées rejoigne le GDID.
Notre force est notre nombre!undefined
 

ET C'EST POUR QUI, LE G.D.I.D.

Pour qui le souhaite. A titre individuel, ou collectif (représentants de groupes ou d'associations constitués).
Seule restriction: être, avoir été ou compter devenir directrice ou directeur d'école.
Au-delà, syndiqués ou non, hommes ou femmes, jeunes blancs-becs ou vieillards chenus, chaque collègue est le bienvenu.

Nous : des directeurs et directrices d'école pas encore dégoûtés de notre métier. Nous avons à coeur de le défendre et envie de dénoncer les aberrations de notre fonction.

Nous : c'est vous aussi, si cela vous fait du bien de connaître l'opinion de vos collègues, si vous avez envie d'apporter votre pierre, si nous pouvons nous sentir moins isolés.

POUR NOUS REJOINDRE, RIEN DE PLUS SIMPLE, IL SUFFIT DE CLIQUER ICI

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