Lundi 6 octobre 2008
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16:58
SMA…
Le SE-06 interroge l’IA pour connaître la conduite à tenir si, mardi, un enfant (élève ?) se présente devant le portail de l’école, alors que son enseignant est gréviste et que l’accueil « municipal » se déroule dans un lieu différent.
En voilà une question qu’elle est bonne !
Et la poser, c’est, déjà, y répondre un peu…
Plus largement, la question de la responsabilité du Directeur dans l’organisation de ce service d’accueil, à Nice ou ailleurs, n’est pas clairement tranchée.
Le décret de 1989 définissant les attributions du directeur d’école n’a pas été abrogé, donc, la loi sur le service d’accueil se combine avec les textes existants.
Avoir une responsabilité dans l’organisation n’implique pas la présence, mais un devoir de préparation en amont :
> revoir les services si des enseignant s sont non grévistes.
> s’assurer que les parents soient bien informés
> délimiter et attribuer les espaces s’il y a cohabitation de 2 services.
> définir les conditions d’utilisation des salles de classes par du personnel non enseignant.
> avertir des éventuels PAI, des consignes d’évacuation, de confinement…
Toutes ces petites choses qui, en cas de pépin, nous seront mises sur le dos, n’en doutons pas.
Et ce n’est pas de l’alarmisme.
Jusqu’à maintenant, quand tous les enseignants étaient grévistes l’école était fermée. Ce qui diminue de façon significative les risques…
Avec le service d’accueil, nos écoles seront occupées. Dans certaines communes, les mairies donnent même des consignes quant au travail à réaliser avec les enfants (élèves ?)…
Au GDID nous pensons qu’il est dangereux de laisser les communes investir nos écoles. Ce n’est pas le moment de leur donner de mauvaises habitudes...
Nous attendons avec impatience la réponse de Madame l’Inspectrice-Adjointe.
EPEP
Nous aurons l’occasion de revenir longuement sur ce « projet » de loi (et pas de décret).
Pour l’heure, nous constatons un véritable infléchissement par rapport au projet Darcos (2006) rejeté par CSE.
• taille plus petite (13 à 15 classes, alors que l’on était à 30 voire 40 en 2006)
• CA équilibré avec possibilité d’avoir le dirlo comme président (alors que dans la version Darcos, majorité et présidence aux élus).
Mais, même avec cette prise en compte de nos demandes*, le projet de loi doit être négocié afin de :
> réduire encore la taille des EPEP (cohérence géographique, taille humaine, respect de la proximité de notre service public))
> obtenir la présidence du CA
> définir le cadre d’emploi du directeur (absent dans le projet)
Rappel de l’enquête IFOP :
• Concernant les moyens financiers de l'école, 76% des Directeurs demandent la création d'un statut d'établissement garantissant une parité de moyens entre les écoles, alors que 24% seulement souhaitent que le financement des écoles continue d'être assuré selon les possibilités financières de chaque commune. Les résultats apparaissent très homogènes sur la question du financement des écoles, aucune catégorie de répondant ne se distinguant particulièrement.
En tout état de cause le GDiD se prononce pour plus d’autonomie donnée aux écoles.
• Ce thème sera débattu lors de notre AG à Cassis les 27, 28 et 29 novembre.
…En effet, l'autonomie peut faire d'objet de représentations très différentes. Les uns s'imaginent une liberté totale, alors que pour les autres, l'autonomie ne va jamais sans l'obligation de respecter un plancarde, quelques valeurs communes et de rendre compte de ce qu'on fait.
À l'intérieur des systèmes éducatifs dépendant de l'argent et des pouvoirs publics, il ne peut s'agir que d'une autonomie partielle. Elle n'est pas d'abord un droit, mais un choix stratégique.
Il n’y aura pas d’évolution sans une marge d’autonomie, sans un pouvoir à prendre et à partager à l’échelle de l’école.
… C’est ce qui doit faire peur.
*Le 7 Juillet Rendez-vous au ministère et audition à l’Assemblée Nationale le 17 septembre.
CR sur la première page de dirlo.org
Le SE-06 interroge l’IA pour connaître la conduite à tenir si, mardi, un enfant (élève ?) se présente devant le portail de l’école, alors que son enseignant est gréviste et que l’accueil « municipal » se déroule dans un lieu différent.
En voilà une question qu’elle est bonne !
Et la poser, c’est, déjà, y répondre un peu…
Plus largement, la question de la responsabilité du Directeur dans l’organisation de ce service d’accueil, à Nice ou ailleurs, n’est pas clairement tranchée.
Le décret de 1989 définissant les attributions du directeur d’école n’a pas été abrogé, donc, la loi sur le service d’accueil se combine avec les textes existants.
Avoir une responsabilité dans l’organisation n’implique pas la présence, mais un devoir de préparation en amont :
> revoir les services si des enseignant s sont non grévistes.
> s’assurer que les parents soient bien informés
> délimiter et attribuer les espaces s’il y a cohabitation de 2 services.
> définir les conditions d’utilisation des salles de classes par du personnel non enseignant.
> avertir des éventuels PAI, des consignes d’évacuation, de confinement…
Toutes ces petites choses qui, en cas de pépin, nous seront mises sur le dos, n’en doutons pas.
Et ce n’est pas de l’alarmisme.
Jusqu’à maintenant, quand tous les enseignants étaient grévistes l’école était fermée. Ce qui diminue de façon significative les risques…
Avec le service d’accueil, nos écoles seront occupées. Dans certaines communes, les mairies donnent même des consignes quant au travail à réaliser avec les enfants (élèves ?)…
Au GDID nous pensons qu’il est dangereux de laisser les communes investir nos écoles. Ce n’est pas le moment de leur donner de mauvaises habitudes...
Nous attendons avec impatience la réponse de Madame l’Inspectrice-Adjointe.
EPEP
Nous aurons l’occasion de revenir longuement sur ce « projet » de loi (et pas de décret).
Pour l’heure, nous constatons un véritable infléchissement par rapport au projet Darcos (2006) rejeté par CSE.
• taille plus petite (13 à 15 classes, alors que l’on était à 30 voire 40 en 2006)
• CA équilibré avec possibilité d’avoir le dirlo comme président (alors que dans la version Darcos, majorité et présidence aux élus).
Mais, même avec cette prise en compte de nos demandes*, le projet de loi doit être négocié afin de :
> réduire encore la taille des EPEP (cohérence géographique, taille humaine, respect de la proximité de notre service public))
> obtenir la présidence du CA
> définir le cadre d’emploi du directeur (absent dans le projet)
Rappel de l’enquête IFOP :
• Concernant les moyens financiers de l'école, 76% des Directeurs demandent la création d'un statut d'établissement garantissant une parité de moyens entre les écoles, alors que 24% seulement souhaitent que le financement des écoles continue d'être assuré selon les possibilités financières de chaque commune. Les résultats apparaissent très homogènes sur la question du financement des écoles, aucune catégorie de répondant ne se distinguant particulièrement.
En tout état de cause le GDiD se prononce pour plus d’autonomie donnée aux écoles.
• Ce thème sera débattu lors de notre AG à Cassis les 27, 28 et 29 novembre.
…En effet, l'autonomie peut faire d'objet de représentations très différentes. Les uns s'imaginent une liberté totale, alors que pour les autres, l'autonomie ne va jamais sans l'obligation de respecter un plancarde, quelques valeurs communes et de rendre compte de ce qu'on fait.
À l'intérieur des systèmes éducatifs dépendant de l'argent et des pouvoirs publics, il ne peut s'agir que d'une autonomie partielle. Elle n'est pas d'abord un droit, mais un choix stratégique.
Il n’y aura pas d’évolution sans une marge d’autonomie, sans un pouvoir à prendre et à partager à l’échelle de l’école.
… C’est ce qui doit faire peur.
*Le 7 Juillet Rendez-vous au ministère et audition à l’Assemblée Nationale le 17 septembre.
CR sur la première page de dirlo.org
Par Deleuze Pierre
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Publié dans : Mailings envoyés aux écoles
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